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  • Service d'incendie et de secours
  • Identification

  • Type d'entité
    Collectivité
  • Forme(s) autorisée(s) du nom
    Service d'incendie et de secours (1973 - )
  • Autre(s) forme(s) du nom
    Secours contre l'incendie (1961 - 1972)
    Service des secours contre l'incendie (1959 - 1960)
    Services des secours contre l'incendie (1953 - 1958)
    Secours contre l'incendie (1947 - 1952)
    Secours contre les incendies (1937 - 1946)
    Service de préservation contre l'incendie (1931 - 1936)
    SIS
    Bataillon de Sapeurs-pompiers de la Ville de Genève

  • Description

  • Dates d'existence
    1839
  • Histoire

    Avec plus de 200 personnes, le Service d'Incendie et de Secours (SIS) représente le plus grand corps professionnel de sapeurs-pompiers de Suisse. Les sapeurs-pompiers dévolus à l'intervention sont répartis en quatre sections d'une trentaine d'hommes qui assurent le service, à tour de rôle, dans les trois casernes. La caserne principale est exploitée en permanence alors que les deux casernes secondaires assurent les premiers secours entre 07h00 et 21h00. Le SIS intervient donc 24h sur 24h sur l'ensemble du territoire cantonal.

    En plus des quatre sections d'intervention, le groupe sanitaire est chargé du transport ambulancier. Les courses sont transmises par une centrale Urgences Santé (144) qui permet au SIS d'assumer au mieux sa mission au profit des habitants de notre canton.

    Les origines des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève remontent indirectement au décret impérial de 1811 qui confie les secours de Paris à un corps militaire. En effet, après avoir effectué plusieurs études, Robert Céard, procureur général, proposa au gouvernement genevois, en 1825, la création d'un corps de sapeurs-pompiers militaire pour assurer les secours contre l'incendie en Ville de Genève. Ce n'est qu'en décembre 1839 que le Conseil représentatif vota une loi approuvant cette proposition et créant le Bataillon de Sapeurs-pompiers de la Ville de Genève.

    Nommé premier commandant, le lieutenant-colonel Robert Céard doit attendre le 29 mai 1840 pour voir son nouveau corps constitué en armes et en uniformes, et recevoir les clés des hangars. Chaque sapeur était tenu d'acheter son équipement, mais la veste et le casque restaient propriété du Conseil municipal. Chaque fois qu'il est en arme, le corps fait partie de la milice et dépend directement du Département militaire. Les officiers sont nommés par le Conseil d'Etat. Le bataillon peut être mis sur pied gratuitement pour des services d'ordre. Lors des services d'incendie (non armés), le bataillon est placé sous l'autorité du Conseil administratif.

    A la suite d'une modification de l'organisation militaire en 1874, le Grand Conseil vote une nouvelle loi en 1876 par laquelle il confirme que le bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève est organisé militairement et qu'il est soumis à tous les devoirs résultant des lois et règlements militaires.

    En 1881, le Conseil d'Etat autorise la Ville de Genève a créer une fanfare au sein du corps des sapeurs-pompiers. Il s'agissait de l'Union instrumentale, qui prit le titre de Fanfare municipale du bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève. Elle resta intégrée au bataillon jusqu'en 1900.

    Lors de l'apparition du téléphone à Genève, en 1882, tous les officiers du corps ont été raccordés en priorité. Ce système devait améliorer les délais de mise sur pied en cas de sinistre. Cependant, il faut croire que les progrès enregistrés étaient insuffisants, car en 1899, par voie de pétition, la Société d'utilité publique demandait la formation d'une garde de pompiers permanents.

    Le 23 mai 1899, le Conseil municipal approuve le proposition du Conseil administratif intitulée « Projet de garde du feu à titre d'essai pendant une année ». Le 1er juillet 1899, le « poste permanent » s'installe au rez-de-chaussée de l'Hôtel municipal avec un effectif de quatre hommes pour assurer une permanence téléphonique sur le N 355. Le chef de poste, deux sous-officiers et un sapeur sont détachés des diverses compagnies. En plus de l'exploitation de cette première centrale d'alarme, ce personnel est chargé de l'entretien du matériel. De ce fait, il peut assurer un certain nombre de premiers secours avec des bicyclettes, des extincteurs et du matériel pour feux de cheminées. L'essai s'est révélé si concluant que cette permanence est devenue définitive.

    En 1907, le Poste Permanent est transféré au n° 6 de la rue du Soleil-Levant.

    A la suite de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi fédérale sur l'organisation militaire, le Grand Conseil, sur proposition des officiers du bataillon, décide en 1908 de désarmer le bataillon. Il restera toutefois placé sous le contrôle administratif du Département militaire jusqu'en 1966.

    En 1931, à la suite de la réunion des communes des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex à la Ville de Genève, le bataillon s'articule avec cinq compagnies et un effectif de 400 hommes.

    En 1932, le Poste Permanent est à nouveau déplacé et s'installe au n° 2 de la rue Ferdinand-Hodler.

    A la suite d'une réorganisation des réseaux téléphoniques urbains avec deux centraux sur chaque rive et compte tenu des difficultés de recrutement, la cinquième compagnie disparaît le 1er janvier 1949 en étant fusionnée avec la compagnie 3. L'effectif était alors fixé à 350 hommes plus la permanence.

    L'année 1957 restera une étape particulièrement importante dans les annales du Poste permanent de la Ville de Genève car elle consacre l'achèvement d'une nouvelle caserne, plus moderne, répondant aux exigences d'un service de la lutte contre le feu dans la cité de l'époque. Il occupe désormais le 11 de la rue du Vieux-Billard.

    Depuis 1966, le règlement du bataillon prévoit un effectif total de 600 sapeurs-pompiers y compris les professionnels.

    Jusqu'en 1967, le poste d'inspecteur des compagnies de sapeurs-pompiers volontaires est assuré par le commandant professionnel du corps de la Ville de Genève. Mais à partir de cette date, un poste d'inspecteur à plein temps est créé avec nomination d'un officier volontaire chargé du contrôle des corps communaux à l'exception de la Ville de Genève.

    La "Centrale d'Engagement et de Traitement des Alarmes", la CETA a été mise en service le 7 octobre 1997. Elle a pour but de répondre aux appels d'urgence 118 et de gérer les secours "pompiers" pour l'ensemble du canton. Deux opérateurs, au minimum, y travaillent en permanence. Ils ont un rôle déterminant pour l'intervention. Ce sont eux qui décident des moyens à engager.

    A noter, que d'un point de vue logistique, tous les véhicules du service sont dotés d'une installation GPS ( Global Positioning System ) qui permet de visualiser leur positionnement dans le canton à tout moment depuis un écran à la CETA.

    Le 1er octobre 1999, une école de formation, comprenant 15 aspirants, a vu le jour. Elle est encadrée en permanence par 5 instructeurs détachés du rang ainsi que par le bureau de l'instruction.

  • Zones géographiques
    Genève (Suisse)
  • Statut juridique
    Organe public administratif
  • Fonctions et activités

    Le Service d'Incendie et de Secours a pour missions principales : - Le sauvetage des personnes, des animaux et des biens en cas de sinistre. - Eviter la propagation du feu ou de substances dangereuses et les risques d'explosion. - Eteindre le feu, lutter contre les pollutions par hydrocarbure ou autres produits nocifs, ainsi que contre les inondations. - Prendre les mesures de protection des lieux publics lors de manifestations particulières.

  • Textes de référence

    Procès-verbaux du Conseil administratif

    Mémorial du Conseil municipal

    Règlements des Bataillons de Sapeurs-Pompiers de la Ville de Genève

  • Organisation interne

    Le service de secours contre les incendies et autres sinistres est assuré sur le territoire de la Ville de Genève par un corps de sapeurs-pompiers qui porte le titre de "Bataillon de sapeurs-pompiers de la Ville de Genève". (article premier, "Règlement du Bataillon de sapeurs-pompiers de la Ville de Genève", 1956)

    Le Bataillon relève du Conseil administratif par l'intermédiaire du conseiller administratif délégué au Service des secours contre l'incendie, sous réserve des compétences du Conseil d'Etat en matière de nomination et de révocation des officiers.

    Sur la base de conventions entre l'Etat, représentant les communes, et la Ville de Genève, le Poste permanent peut être appelé à intervenir automatiquement hors du territoire de la Ville de Genève pour les premiers secours contre l'incendie.

    Organisation : le bataillon est composé de : 1 Etat-major; 1 compagnie d'Etat-major (Poste permanent), composée de sapeurs-pompiers professionnels; 4 compagnies de sapeurs-pompiers volontaires.

    L'Etat-major est composé des officiers professionnels suivants : 1 commandant (major), chef du service du feu; 1 remplaçant du commandant (capitaine), chef de la compagnie d'Etat-major (poste permanent); 1 adjudant de bataillon (lieutenant ou premier-lieutenant), secrétaire d'Etat-major; 1 quartier-maître (lieutenant our premier-lieutenant), chef du bureau; des officiers techniques, selon les nécessités; il peut comprendre en outre des officiers officiers volontaires (capitaines ou officiers subalternes) notamment des officiers spécialistes (médecin, chimiste, électricien).

    L'effectif total du bataillon, y compris le Poste permanent, ne peut pourras dépasser 600 hommes (art.8)

    Le Service d'Incendie et de Secours dispose en 2006 de trois casernes. La caserne 1 (11, rue du Vieux-Billard), opérationnelle 24 heures sur 24, est la caserne principale. Alors que les casernes 2 (5 rue des Asters) et 3 ( 68 rue de Frontenex) sont des casernes secondaires qui effectuent des interventions de 7h00 à 21h00. C'est depuis ces trois bases que le SIS assure les secours sur l'ensemble du territoire cantonal.

    Les effectifs du personnel du SIS en 2001 comprennent 179 personnes, dont 121 personnes dans les bataillons d'intervention. Il y a eu 8'719 interventions sur l'ensemble du territoire cantonal en 2002.

    Lors de la fusion des communes en 1931, l'organisation administrative gérant le Bataillon de sapeurs-pompiers de la Ville de Genève est le Service de préservation contre l'incendie, qui est rattaché au dicastère du magistrat responsable des finances. Le nom et le rattachement administratif du service évolueront au cours du temps, pour aboutir en 1973 au Service d'incendie et de secours (SIS), rattaché au dicastère du magistrat responsable des sports. A partir de 1987, le SIS devient l'une des composantes du Département municipal des sports et de la scéurité, créé cette année-là. En 2008, le SIS est toujours rattaché au Département de l'environnement urbain et de la sécurité.


  • Contrôle de la description

  • Code d'identification
    CH.AVG.440ISAAR
  • Code d'identification du service
    CH-001140-3 Archives de la Ville de Genève
  • Règles et conventions
    Notice établie conformément à la norme internationale sur les notices d’autorité utilisées pour les archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles (2e édition, 2004) (ISAAR(CPF))
    Forme autorisée du nom établie par les Archives de la Ville (AVG)
  • Date de création, de révision ou de destruction
    Avril 2006. Création : Vincent Stohler
  • Langue et écriture
    Français (Suisse)
  • Sources
    Du 400 au 118, Service du feu de la Ville de Genève, 1840-1990, Bernard Gisiger, Francis Le Comte, Editions Ville de Genève, 1990
    150ème anniversaire: bataillon des sapeurs-pompiers, Ville de Genève, Editions Service d'incendie et de secorus, 1990
    Caserne des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève, Impr. de la Tribune de Genève, 1957
    Les sapeurs-pompiers d'aujourd'hui: plaquette du centenaire de la Fédératoin suisse des sapeurs-pompiers, 1870-1970
    Au feu ! Historique de l'organisation du corps des sapeurs-pompiers et des secours contre l'incendie dans le canton de Genève, L.H.Malet, Editions J.Carey, 1883
    De l'organisation des secours contre l'incendie à Genève, Robert Céard, Editions Glaser, 1852

  • Ressource(s) documentaire(s)

  • Ressource documentaire 1
    Pompiers
  • Cote
    CH AVG 440
  • Type de ressource associée

    Fonds d'archives

  • Nature de la relation
    Producteur
  • Dates des ressources associées
    1778-1991